Version testée :
1.01 (23/06/2011)
Langue :
Anglais
Taille :
29.3 Mo
Prix :
1,59 €
On aime :
Un excellent Mario-like
Les trompe-l'œil en 3D
Fluidité et rapidité de l'animation
Atmosphère rétro
On aime moins :
Impossibilité de revenir en arrière
Difficulté élevée
Note :
Il est assez facile de voir à qui 1-bit Ninja est destiné. Dès les premières minutes, le titre aligne en effet les références à Super Mario Bros. : même concept de jeu de plates-formes, même défilement horizontal du décor, mêmes sauts sur la tête des ennemis… jusqu'au drapeau final à attraper pour marquer la fin du niveau. Parmi les milliers de clones illégitimes qu'a enfantés le plombier durant sa longue carrière, celui-là est plutôt de bonne qualité : les boutons répondent au doigt et à l'œil, les déplacements ainsi que l'animation sont bien fluides, et les niveaux (20 en tout, d'autres sont d'ores et déjà promis via de futures mises à jour) intelligemment conçus.
1-bit Ninja se distingue cependant grâce à deux caractéristiques uniques. Tout d'abord, le fait que le titre soit en fausse 2D. Glissez le doigt le long de la moitié haute de l'écran et le décor se met à pivoter en 3D, révélant des reliefs insoupçonnés. Ce changement de perspective n'est pas là que pour l'effet esthétique (au demeurant très réussi). Le jeu se sert en effet du procédé pour cacher ses passages secrets. Une chute à priori à pic peut ainsi révéler un couloir en trompe-l'œil sur l'une des parois.
La seconde caractéristique, clairement la plus controversée, est l'absence d'un bouton permettant de revenir en arrière ; le petit héros ne peut que sauter, s'arrêter et avancer. Clairement, c'est un choix de design audacieux puisque cette restriction inhabituelle fait ici partie des règles. Elle est d'ailleurs la base de quelques mini-énigmes devant être résolues afin d'accéder à certaines zones. Reste qu'il est difficile d'éviter la frustration lorsque l'on passe à côté d'un passage bonus parce qu'on a loupé l'entrée de quelques millimètres. Quelle que soit l'intention des créateurs, l'impression dominante est celle d'un manque, comme si l'on essayait de jouer au tennis sans son bras gauche.
Il est du coup très fréquent de devoir recommencer les niveaux, soit pour trouver les cinq pièces bonus cachées, soit tout simplement parce l'on galère sur un passage particulier. La difficulté est particulièrement relevée, mettant à l'épreuve la précision du joueur mais aussi sa rapidité, puisque chaque parcours est en temps limité. A qui est destiné 1-bit Ninja, donc ? Aux fans de Super Mario, certes, mais surtout à ceux qui ont gardé le goût des challenges old school de cette époque, les sauts au millimètre, les speed runs et les erreurs qui ramènent tout au début du niveau. Dans le genre, le titre ne manque pas d'atouts, mais la restriction de mouvement décidée par les développeurs finit par s'imposer comme un handicap arbitraire et peu élégant.