Version testée :
1.0 (14/07/2011)
Langue :
Français
Taille :
720 Mo
Prix :
5,49 €
On aime :
Le système de ralenti
Variété des missions et des environnements
Nombreuses armes
Atmosphère cinématique
On aime moins :
Mode multijoueurs accessoire
Ralentissements dans les scènes chargées
Note :
Outre sa réputation (méritée) de copieur, Gameloft est surtout connu pour une chose. De Modern Combat à N.O.V.A., de Shadow Guardian à Backstab, l'éditeur français s'est toujours attaché à retranscrire sur iPhone l'expérience grand spectacle des mini-superproductions des consoles de salon. Cela n'a jamais été aussi apparent que dans 9mm, dont on identifie facilement les influences ludiques et cinéphiles : True Crime, Max Payne et, donc, Matrix, ainsi que la filmographie complète de John Woo.
Il est donc question ici d'un flic dur-à-cuire et de rues à nettoyer, une douzaine de missions couillues emmenant le héros de banlieues latinos en boîtes de nuit véreuses à la recherche d'un mystérieux trafiquant de drogue, El Diablo. Il est surtout question d'un bouton dont l'appui ralentit l'action et permet d'effectuer de superbes plongeons de côté ou en arrière tout en vidant ses doubles flingues sur les adversaires. C'est joli mais pas seulement ; une fois dans ce mode, le risque d'être touché par les balles ennemies est moindre et il sera de bon ton d'économiser sa jauge pour les situations les plus périlleuses.
L’une des meilleures grosse productions Gameloft
La fonctionnalité donne du style aux fusillades et un rythme très cinématique à l'action. Elle aide surtout à redonner un peu de punch à un moteur de jeu que les habitués des productions Gameloft commencent à connaître par cœur : joystick virtuel sur la gauche, tir sur la droite, gyroscope pour déplacer la caméra… Le programme est connu mais le résultat, toujours aussi efficace. La forte scénarisation de l'action assure la variété des missions, par ailleurs ponctuées de nombreuses séquences bonus et mini-jeux : course-poursuite classique à travers les jardins de pavillons américains, combat corps-à-corps, déplacement d'une bonbonne de gaz à l'aide d'une grue, fusillade sur la highway, etc.
Compte-tenu de la forte orientation solo du titre, la partie multijoueurs est, forcément, un peu accessoire. Seuls deux modes simples (deathmatch et deathmatch par équipe) sur deux uniques cartes sont disponibles. Ceci étant dit, l'offre est plutôt fun et ça fonctionne techniquement fort bien malgré des ralentissements assez désagréables du moteur graphique (sur iPhone 4 pourtant). Trouver des adversaires est simple et rapide, et un système d'argent et de points d'expérience constitue une carotte tout à fait acceptable.
La seule vraie déception, en fait, concerne le scénario. Gameloft a visiblement beaucoup de mal à accoucher de personnages, de situations dramatiques ou de dialogues un tant soit peu mémorables – vu le temps passé à regarder des scènes non interactives, le moins que l'on puisse exiger est qu'elles soient intéressantes. N'est pas Max Payne ou GTA IV qui veut, en somme, mais c'est aussi un peu comme ça que l'on connaît l'éditeur : médiocre créateur d'univers mais faiseur au talent certain, un technicien doué réalisant ici sa série B la plus aboutie, le plus haletant et le plus cinématique de ses jeux d'action.