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BackStab
Un cocktail classique mais réussi
Publié le 24/06/2011, par Frédéric Brunet
Plate-forme :
iPhone
Editeur :
Gameloft
Développeur :

Version testée :
1.0 (23/06/2011)
Langue :
Français
Taille :
584 Mo
Prix :
5,49 €
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On aime :
Mélange de genres réussi
Très beaux graphismes
Un monde ouvert et vaste
On aime moins :
Très dirigiste
Combats parfois confus
Consomme beaucoup d’énergie et peut ralentir sur les anciens appareils

Note :

Gameloft n'a jamais prétendu être un créateur de jeux vidéo. Le développeur français, à l'instar de l'industrie du cinéma indien, recycle les grands succès populaires et les adapte sur appareils mobiles. Ce n'est pas pour autant que la réalisation est aussi cheap que celle de Bollywood, bien au contraire ! Les productions Gameloft sont plutôt clinquantes et bling-bling, ne mégotant pas sur le nombre de polygones et les effets spéciaux. BackStab est à ce jour le plus beau titre Gameloft : ce qui n'est pas peu dire, la barre graphique étant à chaque fois rehaussée.

Le différentiel n'est cependant pas énorme comparé à Shadow Guardian ou Sacred Odyssey, les deux derniers jeux d'action produits par le studio. On note tout de même une finesse supérieure dans les détails du personnage principal, avec son visage vraiment détaillé et ses nombreuses fanfreluches (tatouages, cicatrices…) Les personnages secondaires sont aussi de très bonne facture et, jeu en monde ouvert oblige, sont plutôt nombreux à l'écran. Jusqu'à une demi-douzaine d'entre eux peut être représentée simultanément, le tout sans ralentissement préjudiciable sur un iPhone 4 ou un iPad, mais on sent néanmoins que l’on atteint les limites. Pour en finir avec la technique, sachez que la profondeur de champ a été revue à la hausse, avec des décors vastes et détaillés. Bref, Gameloft fait jouer ses muscles avec son moteur graphique, certainement l’un des plus performants sur iOS à l’heure actuelle.

BackStab est un cocktail reprenant les ingrédients à la mode en ce moment. Un doigt d’Assassin’s Creed pour le personnage tourmenté et le monde ouvert et vaste dans lequel on peut se promener à cheval, un peu de Pirates des Caraïbes pour le background (et le rhum) et ce qu'il faut de phases de plates-formes pour plaire aux fans de Lara ou Nathan Drake. Bref, que du lourd, que du bon et, forcément, quand on mélange des ingrédients de qualité et qu'on les associe avec un moteur graphique au top, il est difficile d’obtenir un mauvais jeu.

Une production grand public made in Gameloft qui remplit parfaitement son contrat


Mais, forcément, le goût de la reprise se fait sentir… Le scénario, qui se veut alambiqué, est à peu près aussi plausible que celui d'une production de Bollywood justement, accumulant les clichés avec régularité. Les personnages manquent également d'originalité, mais on n'est pas là pour dresser un portrait psychologique détaillé de ce brave Henry Blake, qui a bien d'autres chats à fouetter plutôt que d'aller s'allonger dans un fauteuil de psy. Amour, vengeance, trésor, trahison… Ses motivations sont simples et facilement assimilables.

Plus embêtante, en revanche, est la simplicité du système de combat. Si techniquement, les pugilats sont très impressionnants, avec de nombreux ennemis, la jouabilité se place en retrait. C'est un peu du grand n'importe quoi, malgré de bonnes intentions. Marteler le bouton virtuel suffit pour s'en sortir, les ennemis étant stupides et, pour la plupart, chétifs. La possibilité de réaliser un coup fatal est séduisante lors des premières minutes de jeu : Henry réalise des combo finish assez gores, mais on a l'impression d'avoir vu ça ailleurs. On remarquera avec amusement un signal visuel, repompé de Spider-Man, indiquant que l'on va prendre un coup. Cette tendance au recyclage graphique a déjà été reprochée à Gameloft, mais ce n'est pas vraiment rédhibitoire.

Le réel défaut de ce titre reste sa facilité et son dirigisme. Certes, c'est un jeu à monde ouvert, il y a des quêtes secondaires, mais rien de bien compliqué. Il suffit simplement de suivre les points lumineux sur la carte pour résoudre l'intégralité des quêtes et du scénario principal. Ce qui a pour conséquence de réduire drastiquement la durée de vie, les gros joueurs n’en feront qu'une bouchée. Cela dit, ce n'est pas aux hardcores que ce jeu s'adresse… Pour un peu plus de 5 €, le grand public dispose d'un très beau jeu à se mettre sous les doigts, d'une qualité technique époustouflante sur un appareil mobile. Henry Blake sera un très bon compagnon pour la plage cet été, à condition d'y jouer avec modération. Si le prix vous effraie, soyez patients : vu les habitudes de Gameloft, le jeu passera sous la barre des 0,80 € d'ici quelques mois. Et là, vous en aurez vraiment pour votre argent !




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