Chernobyl 1986
Voyage au centre de la terre outragée
Plate-forme :
iPhone
Editeur :
NXComponents GmbH
Développeur :
NXComponents GmbH
Version testée :
1.0 (15/04/2012)
Langue :
Français
Taille :
36,3 Mo
Prix :
1,59 €
On aime :
 | Des photos sublimées sur tablette
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| |  | Le nucléaire, c’est mal ! |
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On aime moins :
 | Impossibilité de zoomer sur les clichés |
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Note :

Le plus grave accident nucléaire de l’Histoire reste plus que jamais d’actualité, entre le drame de Fukushima, un film (La Terre Outragée, en salles actuellement) et la construction du nouveau sarcophage imminente (les travaux devraient débuter fin avril). L’application Chernobyl 1986 propose un voyage photographique et apocalyptique sur les lieux du drame. Rien que ça.
Quoi de mieux qu’une tablette pour consulter une appli photo ? C’est l’impression ressentie spontanément en parcourant Chernobyl 1986. D’une sobriété poussée à l’extrême, ce véritable livre photo digital se focalise avant tout sur les photographies glaciales de
Tom Bossi. Les images de son passage dans la ville fantôme de
Pripyat sont magnifiées à l’écran, même si malheureusement le zoom est (étrangement) impossible. Quelques textes explicatifs se glissent entre les images mais aussi des légendes, subtilement lisibles d’un simple toucher. Priorité aux images donc, et à juste titre !
добро пожаловать в припять

Pripyat, son centre des sports, son hôtel, son hôpital, sa maternelle (forcément émouvante), la centrale et surtout… ses quelques habitants. Très bien composées, les images font la part belle aux infrastructures pourrissantes et aux détails illustrant la précipitation de l’évacuation de la population. La dernière série de portraits des habitants revenus dans la zone interdite malgré l’interdiction (et les retombées radioactives) humanisent finalement la « visite », mais sans tomber dans le glauque ou le malsain. Tout l’art du photographe prend ici son sens. Au total, ce sont113 photographies de la zone d’exclusion aux alentours du réacteur accidenté qui sont visibles avec une attention toute particulière sur Pripyat, cette ville-usine de 50 000 habitants vidée d’un seul coup et laissée à l’abandon depuis. L’architecture (si atypique) communiste y est comme figée dans le temps et à la merci de la nature qui y reprend peu à peu ses droits. Le prix du voyage est de 1,59 euro, c'est-à-dire pas grand-chose. A acheter et à montrer.