FIFA 12 vs PES 2012
Duel au sommet sur iPad
Le 30 septembre, FIFA 12 et PES 2012 déboulaient simultanément en magasins. C’est à la même date que le duel fratricide entre les deux géants du foot vidéoludique se poursuivait également sur iOS ! Nous avons ici choisi de nous focaliser sur les itérations iPad des deux titres. A des prix qui deviennent loin d’être négligeables, il est important de se renseigner avant d’acheter car comme sur les consoles de salon, le foot virtuel vu par Konami ou Electronic Arts diffère grandement !
Que valent vraiment ces deux jeux de foot, un sport a priori difficilement jouable sur la machine d’Apple, une manette restant clairement l’idéal pour les joueurs avertis ? A titre de comparaison, on peut globalement les situer vers un Fifa 97 sur consoles de salon, tant en termes d’intelligence artificielle que graphiquement parlant. Le manque de boutons rend le gameplay basique, soit tir/passe/déplacement. Le foot sur iPad est donc simple, un peu carré et très loin de la réalité. A l’ancienne donc !
Licence to Kill

Pro Evolution Soccer sur machines de salon étant désormais jugé moins réussi que son concurrent de manière générale par la presse, pourquoi la hiérarchie serait-elle différente sur iPad ? Proposée gratuitement, l’application de Konami réclame vite d’acheter le pack de contenu, soit le jeu complet en fait. Vendu 4,99 euros et donc moins cher que son concurrent (7 euros), PES a comme atout d’être le seul titre sur lequel on peut s’adonner à la Ligue des Champions. En effet, Konami possède la licence de la prestigieuse compétition européenne de football, qui lui sert aussi de vitrine tant l’évènement jouit d’une aura dans le monde du ballon rond (et même dans notre société). Dans un registre plus exotique, le jeu permet aussi de disputer l’Europa League (contrairement au jeu sur console où elle est seulement disponible en Ligue des Masters) et la Supercoupe d’Europe. Le reste des challenges proposés reste du grand classique avec les championnats nationaux (au nombre de 5), des coupes diverses et le Super Challenge, sorte de Ligue des Masters simplifiée.

Le programme est donc chargé, mais comme toujours chez Konami les licences posent problème. De nombreux clubs portent des noms qui en laisseront beaucoup dubitatifs. Ainsi, le club anglais d’Everton se nomme Merseyside Blue. Ceux qui connaissent Liverpool savent que la ville est traversée par la Mersey et déduiront donc qu’il s’agit du club d’Everton (qui joue traditionnellement en bleu) ! Avouez que c’est franchement agaçant, d’autant qu’il est impossible d’y remédier. Certains joueurs subissent le même sort, tout comme de nombreux maillots, la faute aux licences donc. Tout cela constitue un handicap majeur face à Fifa et ses plus de 30 championnats très fidèlement reproduits. Plus de 30 championnats, cela signifie quoi ? Que tout le monde ou presque pourra jouer avec son équipe favorite, que ce soit en Premier League ou en quatrième division anglaise, en Ligue 2 ou en championnat irlandais ! Certes les équipes de petite notoriété pâtissent d’une moins grande précision de modélisation mais cela reste correct. Outre ces réjouissances, le mode Carrière propose de prendre en main l’un des clubs du jeu et de bâtir votre carrière d’entraineur avec celui-ci. Très complet et sérieux, on se prend vite au jeu (mes cernes en témoignent) !