Accueil » Test » Jeux » Action »
Gangstar : Miami Vindication
Casier judiciaire chargé
Publié le 27/09/2010, par Pierre Parquet
Plate-forme :
iPhone
Editeur :
Gameloft
Développeur :

Version testée :
1.0 (23/09/2010)
Langue :
Français
Taille :
381 Mo
Prix :
5,49 €
Trouver l'application sur l'App Store

On aime :
Une réalisation qui impressionne… les 5 premières minutes
Une grande variété de véhicules, y compris des hélicoptères
Les radios d'ambiance
On aime moins :
Des bugs à foison
La ville, bien vide
L’ergonomie atteint les limites de l’iPhone

Note :

Avec son impressionnant line-up d’automne, Gameloft a tout du caïd maître de l’App Store : ses applications mettent souvent au tapis la concurrence. Spider-Man, NFL 2011 et Zombie Infection ont récemment marqué les esprits. On attendait donc beaucoup de Gangstar : Miami Vindication, suite de Gangstar : West Coast Hustle, seul jeu capable de reprendre sa couronne à GTA : Chinatown Wars. Sorti il y a un an, le premier Gangstar avait enflammé les écrans tactiles avec son moteur 3D surpuissant : un vrai clone de Grand Theft Auto III sur iPhone, c’était donc possible ! Gameloft allait très loin dans la technicité, proposant un titre au style visuel similaire à celui que l’on connait sur PlayStation 2. Six mois plus tard, le boss GTA Chinatown Wars entrait en scène et reprenait sans difficulté les commandes du crime virtuel sur l’App Store. La réalisation de GTA avait beau être moins clinquante, son ergonomie irréprochable conjuguée à un scénario aussi réjouissant que mature, le tout dans une ambiance cohérente et avec une bande-son qui faisait oublier le contenu de sa bibliothèque musicale, le propulsait sans difficulté au rang de parrain. Gangstar : West Coast Hustle, gardait néanmoins son noyau de fidèles, avec sa belle réalisation.

Retour en septembre 2010 avec Gangstar : Miami Vindication, qui démontre que Gameloft n’a toujours aucun remord à plagier, pour le meilleur et pour le pire, les recettes employées chez les éditeurs de jeux AAA sur consoles. Le nom ne laisse planer aucune ambigüité : cette suite est bel et bien un clone de la suite de GTA III, à quelques phonèmes près. Vice City devient Miami Vindication mais l’esprit Scarface n’est plus là, les designers ayant opté pour une ambiance beaucoup plus légère. On incarne un gars nommé Johnny dont on n’a cure du pedigree, son manque de charisme faisant oublier ses turpitudes. On ne s’attachera donc pas à ce white trash obéissant aux ordres des patrons de la pègre de Miami, pas plus que l’on ne va s’émoustiller de la romance jasant en arrière-plan. A la différence d’un GTA, ce Gangstar n’est pas un raconteur d’histoires : il se soucie autant de la mythologie de son univers d’inspiration que Zombie Infection le faisait par rapport à Resident Evil. Foin de bavardages et de dialogues, on est ici pour mettre le feu à la ville !

Vices à Miami


Les premières minutes de Gangstar : Miami Vindication causeront des crampes aux mâchoires des blasés. En plein essor technologique, Gameloft livre ici l’un de ses titres les plus bluffants : la modélisation des objets mobiles est excellente, la taille de la ville sidérante. Le choc est encore plus violent que dans West Coast Hustle, les développeurs ayant rajouté des effets de reflets et affiné les personnages. Rien à dire, c’est du bel ouvrage de luxe, une munition à destination des incrédules de la puissance des machines Apple.

Le rêve se brise hélas dès la première voiture volée : la configuration par défaut sollicite l’accéléromètre pour tourner, ce qui n’est pas vraiment idéal question précision. On peut alors utiliser un double stick virtuel mais, à ce moment-là, il devient hasardeux de manipuler les boutons d’action ou de tir. L’iPhone montre ici ses limites ergonomiques, son manque de boutons se faisant trop fortement ressentir pour ne pas susciter de gêne.

Au fil des minutes, l’enthousiasme s’effrite devant le manque de docilité de la caméra (qui perd le héros dès qu’il est sous un pont ou un bâtiment), les très nombreux bugs de collision, le moteur physique épileptique, le comportement idiot des autres véhicules et des piétons, le manque de variété et de cohérence des environnements de jeu, l’impossibilité de sauvegarder pendant une mission… Gangstar : Miami Vindication fait preuve de laxisme dans sa finition et d’une réelle négligence par rapport à ses premiers fans. La possibilité d’utiliser des engins volants ne suffira pas pour redorer le blason de cet Iznogoud du banditisme, qui n’arrivera pas à devenir Calife à la place du Chinois.




< 1 >

Envoyer à un(e) ami(e)

L'AVIS DES LECTEURS il y a 0 avis

Nom ou pseudo
Email (ne sera pas affiché)
Commentaire
Balises HTML désactivées, hyperliens formatés automatiquement
Code d'authentification (recopiez le code à 4 chiffres)

Poster le commentaire
Kyle Gabler & Kyle Gray (Little Inferno)
Simplicité de surface
Apple iPad Mini
Dans le creux de la main