Version testée :
1.0.1 (06/01/2011)
Langue :
Anglais
Taille :
25.5 Mo
Prix :
3,99 €
On aime :
Un action RPG classique mais réussi
La prise en main très simple
Des points originaux
On aime moins :
Aucun élément de jeu en ligne
Conventionnel au possible
Tableaux pas très vastes
Note :
La Corée, l’autre pays du RPG (jeu de rôle) après le Japon, fait entendre sa voix sur iPhone (et iPad) avec de nombreux titres faisant honneur à ce genre. Les amateurs ne peuvent toujours pas passer à côté de Zenonia 2, décidément intouchable dans la catégorie action / RPG : le jeu de Gamevil reste toujours au sommet malgré la bonne volonté de ses challengers, tel cet Inotia 3 : Children of Carnia, fort respectable au demeurant.
La série n’est pas très connue en France et, hélas, a peu de chance de le devenir vu l’allergie des Gaulois envers la langue de Shakespeare : Inotia 3 est malheureusement intégralement en anglais et les chances de traduction sont plus minces qu’un mannequin Calvin Klein. Le système de jeu, bien plus simple que celui de Zenonia 2,permet toutefois de comprendre les mécaniques basiques du jeu même si l’on ne lit pas l’anglais de manière courante. Difficile par contre de profiter du scénario qui, bien que stéréotypé, rythme de façon plaisante le voyage dans les terres de Carnia. Héros malgré lui, mystérieuse inconnue, barbare au cœur d’or, traitre infiltré… Rien de très original mais cela densifie légèrement un titre qui reste résolument tourné vers l’action.
Inotia 3, sorti de son emballage – façon de parler – demande un tout petit peu de tuning dans le menu des options, ne serait-ce que pour repositionner et surtout réduire la taille et la luminosité de cette infâme croix directionnelle qui gâche les graphismes. On repositionnera également le bouton de pause pour éviter tout appui intempestif et Inotia 3 disposera alors d’une ergonomie très satisfaisante. La précision est bonne, les déplacements se font sans heurts et le verrouillage automatique sur les cibles garantit une efficacité maximale. On apprécie particulièrement que les personnages cognent leur cible jusqu’à la mort de cette dernière (ou la leur !), évitant d’avoir à tapoter sans cesse l’écran de l’appareil. Une innovation simple mais intelligente, évitant toute confusion malgré le fait que l’on contrôle trois personnages simultanément.
Un jeu de rôle coréen accessible et très orienté action
A la différence de Secret of Mana, les deux acolytes du héros sont très bien gérés par l’ordinateur, utilisant leurs pouvoirs spéciaux efficacement. Se concentrant sur la cible du joueur, ils s’avèrent redoutables une fois équipés et personnalisés : au bout de quelques heures de jeu, on a l’impression de diriger une horde de huns décimant sans aucune pitié tout ce qui ose les attaquer. Les personnages à l’écran sont au nombre de trois mais l’on peut changer d’effectifs à la volée, via un écran de sélection, parmi plus d’une quinzaine de guerriers. Une vraie armée mexicaine, composée aussi bien de héros secondaires que de mercenaires sans réelle personnalité, n’attend que vos ordres pour en découdre ! A noter qu’il faut les faire évoluer en parallèle de vos héros sous peine de gros déséquilibre…
Le jeu prend en compte une notion bien connue des joueurs de MMORPG sur PC, l’aggro. Pour résumer, les monstres sont attirés par des personnages plus faibles qu’eux et foncent les attaquer, poursuivant sans relâche leurs proies à travers une carte de jeu… Un minimum d’attention est donc requis lorsque l’on découvre une nouvelle zone de jeu, pour éviter que la partie ne se transforme en un générique de fin de Benny Hill (les jeunes femmes peu vêtues en moins). 90% du jeu est consacré à la baston, les 10% restant se consacrant au tripotage d’inventaire ou l’affinage d’arbre de compétence. Du coréen dans le texte, en somme, avec toutes les forces et faiblesses que cela implique.
La réalisation est excellente, les musiques collent à l’ambiance mais tout le monde n’a pas spécialement envie de tabasser du monstre en boucle : les amateurs de gros drames psychologiques à la Square Enix resteront sur leur faim. Les boulimiques d’action, eux, passeront un excellent moment, la durée de vie étant conséquente. La difficulté, chose rare pour un jeu coréen, propose un défi à taille humaine pour la plupart des joueurs, faisant au final d’Inotia 3 une excellente entrée en matière dans le monde des jeux de rôle à la coréenne.