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Jenga
La tour infernale
Publié le 01/03/2011, par Eric Simonovici
Plate-forme :
iPhone
Editeur :
NaturalMotion
Développeur :

Version testée :
1.16 (24/02/2011)
Langue :
Anglais
Taille :
31.8 Mo
Prix :
0,79 €
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On aime :
Chaque partie offre un challenge unique
Moteur physique impressionnant
Modes arcade et "passe et joue"
Certain côté tactile de l'interface
On aime moins :
Lourdeur des mouvements
Se passe mal de l'élément physique
Des petits bugs

Note :

Dans la catégorie des jeux d'adresse et d'équilibre type Patatras ou Badaboum, Jenga est l'un des plus primitifs en apparence. On ne trouvera en effet pas ici de pièces colorées ou biscornues mais de simples briques en bois qu'on empile les unes sur les autres pour former une tour. Le jeu, pourtant, est tout sauf facile. Au fur et à mesure de la partie, en effet, chaque joueur retire à son tour une brique pour la placer au sommet de l'édifice, tout en prenant bien soin de ne pas déséquilibrer celui-ci. Le perdant est celui qui fait dégringoler l'assemblage, de plus en plus fragile à mesure que l'on monte.

C'est le genre de concept qui, à priori, paraît difficilement traduisible sur une console de jeu. Le titre part cependant avec un atout certain : le développeur, NaturalMotion, plus connu pour sa série des Backbreaker, est avant tout spécialiste des moteurs physiques – on retrouve ses produits dans des jeux tels que Grand Theft Auto IV ou Red Dead Redemption. Dans Jenga, la technologie permet, dans une certaine mesure, de retrouver le côté tactile du jeu de plateau. Les briques peuvent être tirées plus ou moins rapidement et de n'importe quel côté afin de laisser au joueur le temps d'étudier les réactions de la tour. De la même manière, elles peuvent être tapotées pour les remettre en place en cas d'erreur ou bien, tout simplement, consolider les fondations.

Les mouvements sont, dans l'ensemble, suffisamment réalistes, même si une lourdeur extrêmement prononcée donne l'impression de jouer sous l'eau, une concession peut-être faite pour ralentir l'action et faciliter les manipulations vu la nature de la plate-forme. Ce n'est d'ailleurs pas la seule aide dont dispose le joueur. Un code couleur indique en effet la "difficulté" de déplacement de chaque bloc, du blanc (en principe sans danger) au rouge (il s'agit certainement d'un pilier). Le challenge reste malgré tout élevé, en partie parce que les frémissements de l'édifice ne sont pas évidents à capter ; les mouvements de caméra et le zoom incessants ont tendance à les masquer et lorsqu'on les détecte enfin, il est souvent trop tard.

Jenga est typiquement le genre d'adaptation se passant mal de l'élément physique, c'est entendu. Quand bien même, il y a quelque chose d'assez irrésistible – pour ne pas dire quasi-miraculeux – dans l'idée de retrouver un classique jeu d'adresse en bois sur son mobile. Imparfait, forcément, mais avec juste ce qu'il faut d'aléatoire et de vivant pour rendre chaque partie unique.

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