Puppetshow : Mystery of Joyville
Le hasard fait bien les choses
Les développeurs de chasses à l'objet type
Crystal Portal ont bien compris quelque chose : thématiquement parlant, le genre se prête tout particulièrement aux univers légèrement surannés,
les légendes d'antiquaire racontées par un capharnaüm invraisemblable d'objets sortis tout droit du grenier rêvé de grand-papa.
Puppetshow met particulièrement l'accent sur l'aspect fantastique : il y est question d'une grande tragédie (l'incendie d'un vieux théâtre), de la mort d'un étrange marionnettiste, d'une possible malédiction et, enfin, de la disparition récente d'un petit garçon, sur laquelle le joueur est chargé d'enquêter.
Par "enquête", il faut bien sûr entendre quelque chose d'assez rudimentaire. Pas question en effet d'éplucher les niveaux comme dans un jeu d'aventure classique. Même s'il existe une toute petite gestion d'inventaire et quelques énigmes très simples,
il s'agit avant tout ici de retrouver plusieurs babioles au sein d'une série de tableaux en grand désordre. La tâche est rendue plaisante par la grande qualité des visuels ainsi que par la certaine créativité dont font preuve les développeurs pour cacher les objets-clé.
La traduction française, en revanche, laisse parfois perplexe – littéralement. Quand le programme vous demande de trouver un "billet" (parfois appelé "note" en anglais), c'est en fait une note de musique que l'on doit véritablement chercher. Par ailleurs, tous les objets à trouver sont interactifs dès le départ – vu leur nombre relativement élevé,
il n'est donc pas rare de tomber au hasard sur les premiers sans même regarder la liste, le vrai challenge ne démarrant qu'à partir des quatre ou cinq derniers.
Puppetshow n'est donc pas très compliqué… et pas forcément très long (environ deux heures de jeu, selon son expérience). Mais pour moins d'un euro, le titre propose aux fans du genre
une expérience bien propre et un mystère baroque à résoudre – un peu cousu de fil blanc, peut-être, mais on se laisse facilement prendre.