Version testée :
1.0 (26/11/2010)
Langue :
Anglais
Taille :
92.9 Mo
Prix :
2,99 €
On aime :
Le Commander, LA trouvaille géniale
Le système d’expérience
Graphismes et animations convaincants
Excellente ambiance sonore, musiques de très bonne qualité
On aime moins :
Tourelles parfois difficiles d’accès
Pas de remise à zéro
Note :
Pléthoriques aux débuts de l’iPhone puis un peu plus discrets ensuite, certainement pour cause d’indigestion du public, la famille Tower Defense est très appréciée des joueurs de l’App Store. Rien de mieux qu’un écran tactile pour placer idéalement ses tourelle et qu’un écran de bonne qualité pour pleinement apprécier ces jeux nés sur les ordinateurs. Ils sont assez peu populaires sur consoles en raison de leur ergonomie particulière : un doigt ou une souris seront mille fois plus précis que tous les pads du monde. La recette, pour ceux qui ne le connaissent pas, est simple mais savoureuse, comme tous les bons cocktails à déguster givrés mais non frappés.
Planquée tout au fond d’un décor, une base, que l’on doit protéger coûte que coûte. A l’autre bout de la carte, le point d’entrée des envahisseurs. La mission consiste à placer des tourelles sur leur chemin pour enrayer leur progression, aux emplacements les plus appropriés. Les tourelles ont un coût, mais chaque ennemi abattu rapporte des ressources : l’astuce réside dans la sagacité du choix des tourelles.
Abstraits (GeoDefense Swarm ), japonisants (Ninja TD) ou complètement barrés (comme l’était Crap of Defense, hélas plus disponible sur iPhone depuis l’annonce de sa sortie sur PSP), les Tower Defense se complaisent aussi dans les univers de science-fiction comme le démontre la série des Sentinel. Les deux premiers épisodes se sont fait un nom par leur beauté graphique mais, sur le fond, rien de novateur à signaler. Ce qui n’est pas le cas de ce troisième volet qui apporte une innovation de poids au genre, introduisant un personnage que l’on peut déplacer d’un point stratégique à l’autre ! Déplacer est un bien grand mot : le Commander n’est ni plus ni moins qu’une tourelle mobile mais il faut avouer qu’il a de la gueule, avec son design de Mecha digne d’une production japonaise à la Front Mission (ou américaine à la MechWarrior, pas de jaloux !).
Les Sentinel se distinguaient déjà avec leur système de barricade, stoppant la progression ennemie sur un ou plusieurs emplacements du parcours ennemi. C’est ici que l’on plaçait le plus volontiers ses tourelles, dans les deux précédents épisodes. Aujourd’hui, le Commander permet de renforcer une position et de réfléchir plus en amont à des stratégies défensives. Car dans Sentinel 3 : Homeworld, les vagues d’ennemis ne sont pas là pour se faire déglinguer sans rechigner : elles sont nombreuses et, tôt ou tard, la première barricade cèdera… Le joueur doit cogiter en termes de points de concentration plutôt qu’en interruption de flux, une gymnastique mentale un peu différente de celle des autres Tower Defense. Mais l’on s’y fait vite, le Commander est là pour nous le rappeler en permanence.
Un Tower Defense de très haut niveau
Sentinel 3 : Homeworld innove également en proposant un système de points d’expérience et de niveaux, permettant de débloquer de nouvelles capacités du Commander en échange de crédits. Le hic, c’est que ces mêmes crédits permettent d’acheter des tourelles pour compléter l’arsenal de base, ainsi que des tirs spéciaux. Et les crédits, ça ne se trouve pas sous la botte d’un alien mort : il faut se bouger pour les gagner ! Le jeu, en niveau intermédiaire (soit le deuxième cran sur une jauge de quatre), propose un challenge d’un bon niveau. Terminer les 20 niveaux de la campagne solo vous occupera six bonnes heures, les parties étant longues. On soulignera au passage un autre petit détail que l’on apprécie particulièrement, la possibilité d’accélérer le jeu si l’on se sent suffisamment confiant. Idéal pour collecter rapidement des crédits… ou se faire éclater en vitesse rapide, selon votre degré de maîtrise. Il n’y a pas de ralenti, mais il y a une pause, pour respirer un peu.
Optimisé pour l’écran Retina et le multitâche, il n’y a pas de reproche à faire sur le plan technologique à Sentinel 3. Sur un iPhone 4, le jeu est irréprochable, sans ralentissements. Il intègre Game Center et OpenFeint, pour ceux qui aiment comparer la longueur de leur score avec leurs voisins. L’ambiance sonore est également impeccable, les fusillades et détonations ayant le bon goût de ne pas prendre la tête au bout de 5 minutes. Mention spéciale au thème musical Transe copieusement planant, ramenant à la belle époque des démos Amiga.
Sentinel 3 a tout d’un jeu triple A, comme on dit dans le jargon marketing, et cela n’a rien d’étonnant vu le pedigree des têtes pensantes d’Origin8 (cherchez Jez San dans le Wikipédia anglais). Deux minuscules écailles viennent déflorer sa quasi-perfection, la première concernant ses magnifiques graphismes. Un peu trop fouillés, ils demandent parfois de zoomer pour bien placer une tourelle sans toucher par accident une autre commande de l’interface. Un excès de zèle que l’on pardonne plus vite que l’absence de toute possibilité de remettre la partie à zéro à la volée. Il faut passer par le menu de démarrage… C’est très old school et on se demande si ce n’est pas un choix délibéré du développeur.
Il n’y a rien d’autre à reprocher à ce titre, qui se la joue grand seigneur avec ses trois modes de jeux et sa trentaine de cartes. Il est un peu plus cher que la moyenne mais vaut largement son prix, étant ni plus ni moins que le meilleur Tower Defense disponible à ce jour sur iPhone, et la concurrence est rude. Les yeux fermés, sans arrière-pensées, le sourire jusqu’aux oreilles… Vous voyez l’idée. Un très beau cadeau de Noël.
Par Decimo, le 19-04-2012 à 16:05:00 Personnellement, je trouve que The Creeps est largement meilleur que Sentinel 3. Bien qu'il ait peu de maps au départ, l'extension complète du jeu ne coûte quasi rien, et il est magnifique. :)
L'AVIS DES LECTEURS
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