Plate-forme :
iPhone
Editeur :
Bulkypix
Développeur :
White Birds Productions
Version testée :
1.1 (06/07/2010)
Langue :
Français
Taille :
148 Mo
Prix :
2,39 €
On aime :
Bonne variété des séquences
Scénario intéressant
Belles cinématiques
Français intégral (voix + textes)
On aime moins :
Quelques petits bugs subsistent
Un peu de hasard et de tâtonnement
Note :
Disponible aujourd’hui même sur l'App Store, Last King of Africa, premier épisode d'une série qui devrait en compter trois au total, n'est pourtant pas tout à fait nouveau. Le titre est en effet un portage d'un jeu Nintendo DS disponible depuis 2008, lui-même une conversion de Paradise, sorti en 2006 sur PC. Quatre ans d'âge et presque autant de plateformes : jolie longévité pour un jeu d’un genre que beaucoup – y compris chez les créateurs de jeux reconnus – s'accordent à prononcer mort. Car Last King of Africa est un pur jeu d'aventure à l'ancienne avec gestion d'inventaire et interface classique en pointez-cliquez (pointez-touchez ici en l'occurrence).
D'un doigt, le joueur glisse le curseur sur des écrans majoritairement statiques (même si de rares animations peuvent parfois les agrémenter) afin de découvrir mécanismes cachés et objets utiles. Le titre alterne avec un certain talent jeux simples d'observation (repérer et collectionner des émeraudes cachées par exemple), énigmes à résoudre et casse-tête divers, composant une aventure certes sereine, mais agréablement rythmée.
Le passage à l'iPhone est en grande partie réussi, même si la réalisation n'est pas tout à fait exempte de reproches. Des bugs plus bêtes que méchants subsistent (musique qui disparaît après les scènes cinématiques, rares retours au menu principal…) et un petit temps de réponse sépare l'appui sur un bouton de l'exécution de la commande, plus particulièrement lors de scènes animées. Tout aussi agaçant, la résolution réduite de l'écran iPhone rend parfois difficile le repérage de certains objets, et c'est parfois au hasard total qu'on les découvrira. L'écran tactile, quant à lui, est loin de remplacer la précision du curseur PC : pas un gros problème sauf si deux mécanismes interactifs sont trop proches l'un de l'autre : pas facile alors de "viser" l'interrupteur de la machine à transfert photo lorsque le bac à liquide révélateur est placé juste à côté.
Ces petites approximations n'entachent cependant pas sérieusement l'expérience générale, laquelle offrira entre deux et trois heures de jeu. Où l'on pourra (re)découvrir, entre autres, pourquoi Last King of Africa fait encore parler de lui près de quatre ans après sa sortie originale : au-delà de mécanismes que certains pourront trouver un peu vieillots, il y a là le plaisir de décrypter et de parcourir un univers attachant sous le regard muet de l'hôte Benoît Sokal, authentique raconteur d'histoires.